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LE RHUM BOLOGNE

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Un peu d'Histoire

La Distillerie Bologne tire son nom des propriétaires de la sucrerie des 17ème et 18ème siècles.


La distillerie Bologne tire son nom des propriétaires de la sucrerie des 17 et 18ème siècles. Cette famille de protestants nommés De Bologne, originaire du Dauphiné, migre aux Pays-Bas. Dès 1580, certains de ses membres s'installent au Brésil lorsque le territoire est déclaré colonie hollandaise. Là, la famille prospère dans la culture de la canne et le commerce du sucre et du rhum à destination de l'Europe et du Nord-Ouest.

En 1640, le Portugal, désirant se réapproprier le Brésil, déclare la guerre aux Pays-Bas et la remporte. C'est ainsi que les Hollandais chassés embarquent sur des navires à destination des Antilles. Les De Bologne, d'abord délogés de Martinique car protestants, accostent finalement en Guadeloupe début 1654 avec leur or, leur argent et leur personnel que les traités de capitulation signés avec le Brésil leur ont autorisé à conserver. Ils ont donc les moyens financiers et humains de réimplanter l'activité sucrière sur place, sur les pentes de la Soufrière.

Distillerie Bologne

L'habitation-sucrerie (terme local désignant une plantation axée sur la culture de la canne à sucre) essuie des hauts et des bas et vacille sous les difficultés financières liées aux événements révolutionnaires de l'époque. Maints propriétaires se succèdent alors.

Le 26 mai 1830, Jean-Antoine Ame-Noël se rend acquéreur de la sucrerie. Originaire de Bouillante en Basse-Terre, il est le premier homme de couleur "libre de naissance" à devenir propriétaire d'un domaine aussi étendu (114 hectares) que l'est anciennement celui des De Bologne. Son activité est fleurissante jusqu'en 1848, date de l'abolition de l'esclavage : malgré ses tentatives pour organiser le travail libre sur l'habitation, il croule sous de gros déficits. Il décède en 1850 et on l'enterre dans les jardins du domaine. Son tombeau y est toujours visible.

tonneaux de la distillerie Bologne
Son neveu, légataire universel, ne réussit pas à sortir la sucrerie du chaos et cette dernière est finalement vendue aux enchères en 1873 à la société Le Dentu Cie qui lui confère une dimension davantage industrielle. L'Usine Sucrière de la Basse-Terre marque un réel tournant dans l'évolution de l'industrie du sucre. Elle traite les cannes de toutes les habitations environnantes. La compagnie ne réussit pas cependant à sortir des dettes initiales encourues lors de l'achat de l'habitation et se trouve à son tour contrainte de vendre. Le domaine est divisé pour garantir une meilleure vente.

Le 19 avril 1887, Louis Henri de Pombiray la rachète et reconstruit un outil de production centré sur l'usine qu'il lègue à sa mort à ses neveux Lacour. Le 3 novembre 1930, Louis Sargenton-Callard devient propriétaire des lieux qu'il rachète à M. Bernardin Lacour.

Il reconstitue la propriété initiale en acquérant également les habitations voisines de La Coulisse et Beauvallon et oriente la production sur le rhum agricole blanc.
tombeau Jean-Antoine Ame-Noël